Forum Culture Média Economie

Jean-Thomas Trojani : L’Etat français emprunte à taux réels négatifs, à moyen et à long terme

Spread the love

La vérité est que l’affection n’est pas la matière première dont la perception est faite ; elle est bien plutôt l’impureté qui s’y mêle. Vous n’éviterez pas la réglementation (vilain mot, mais qui dit bien ce qu’il veut dire, en ce qu’il met impérativement des rallonges à règle et à règlement). Mais les fournisseurs obligés par la SLC 25A de proposer un même tarif dans leur zone traditionnelle de clientèle et hors de cette zone, n’ont pas baissé le prix interne comme l’espérait l’Ofgem. Elle ne modifierait pas le « système » actuel et, de plus, recréerait du coût : qui dit obligation dit contrôle … Tout simplement parce qu’il est plus sécurisant pour les entreprises de s’en tenir à ces alternatives – largement subventionnées, plutôt que d’améliorer des technologies existantes ou de développer de nouvelles alternatives viables aux énergies fossiles. Il faut très rapidement sortir de l’ambiguïté. Au-dessous d’eux, mais non pas très loin d’eux, on mettra ceux qui reconnais­sent reconnaissent un objet fabriqué : par exemple le Renard, qui sait fort bien qu’un piège est un piège. Elle n’a même pas le courage d’avouer ses haines. On verrait que l’intelligence, si habile à manipuler l’inerte, étale sa maladresse dès qu’elle touche au vivant. Les spéculations historiques ne remontant presque jamais, chez les modernes, au-delà des temps polythéiques, l’esprit métaphysique doit y sembler à peu près aussi ancien que l’esprit théologique lui-même, puisqu’il a nécessairement présidé, quoique d’une manière implicite, à la transformation primitive du fétichisme en polythéisme, afin de suppléer déjà à l’activité purement surnaturelle qui, ainsi directement retirée à chaque corps particulier, y devait spontanément laisser quelque entité correspondante. L’activisme des autorités monétaires et du gouvernent de Pékin depuis le début de l’année sonne comme un aveu : réductions, par deux fois, du ratio des réserves obligatoires des banques, baisse des taux interbancaires, mesures ciblées de soutien à l’immobilier, relance budgétaire, plan d’aides aux collectivités locales, tout y passe ou presque. Après plusieurs heures consacrées à écouter de la musique, les derniers airs restent bien moins gravés dans la mémoire que les premiers ; de même après plusieurs heures passées dans un musée, les derniers tableaux que nous voyons laissent en nous, toutes proportions gardées, des impressions beaucoup moins profondes que les premiers. François Mitterrand, lui, si préoccupé, obsédé même, à chaque instant, de la trace qu’il allait laisser dans l’histoire du pays, restera à la fois comme le premier président venu de la gauche et comme l’instigateur de réformes majeures qui n’auraient pas été faites sans lui (telles l’abolition de la peine de mort, la libération des médias et la décentralisation) ; mais aussi par la renaissance du Musée du Louvre, la création d’une salle d’opéra, d’une grande bibliothèque. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois  » Le fond du cœur est plus loin que le bout du monde ». Admettons enfin qu’une crise exige bien davantage qu’un jugement moral. Et il est alors absurde de les forcer à former, car ce serait retomber dans les dérives décrites précédemment. Les Français ne vénèrent point la Bible. Ravaler ces propos à la mièvrerie serait une erreur, car nous avons besoin d’une nature respectée, mais la nature n’a pas besoin de nous. Ces fausses distinctions sont aussi nuisibles que la confusion de croyances réellement différentes et sont au nombre des pièges dont nous devons constamment nous préoccuper, surtout sur le terrain métaphysique. Pourtant, il le faudra bien. Rien de tout cela n’eût été possible s’il y avait eu cécité psychique au sens absolu du mot. De fait, les conclusions que nous venons de présenter complètent naturellement, quoique non pas nécessairement, celles de nos précédents travaux.

Archives

Pages