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Jean-Thomas Trojani : Quand la zone euro dévalue… intérieurement

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A cela s’ajoute un niveau de taxation aussi bien du revenu généré que de la cession de titres qui est préjudiciable à la start-up qui a réussi. Mais parmi les corps, il en est qui répondent davantage, par leur forme, aux aspirations de telles ou telles âmes. Quand je crois que c’est ma liberté souveraine et autonome qui me commande telle ou telle action, si c’était l’instinct héréditaire, l’habitude, l’éducation, que deviendrait alors le prétendu devoir ? Cependant l’onde n’est vraiment qu’une entité : la réalité matérielle ou substantielle appartient aux molécules qui deviennent successivement le siège de mouvements oscillatoires. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « L’homme qu’on transplante vit, l’arbre qu’on transplante meurt ». Ce n’est pas négligeable, d’autant que 5 milliards sur quatre ans iront dans les infrastructures. Si cette Afrique est bien réelle, une autre existe, en mouvement, ambitieuse et puissante. Deux décennies d’expansion économique en Afrique sub-saharienne ont généré des attentes de bons emplois de la jeune population, sans augmenter considérablement la capacité de les fournir. La planification économique fondée sur de simples extrapolations de la croissance récente va exacerber l’écart. L’économie mondiale est ainsi devenue globale, intégrant dans ses flux le pays le plus peuplé du monde, les décideurs occidentaux délocalisant leurs achats en Asie pour des raisons de prix de revient faisant de la Chine « l’usine du monde ». Ces divisions se rencontrent dans les livres depuis près de deux siècles, sans progrès et sans changement, et les logiciens les mettent généralement au nombre des perles de la science. Il est fâcheux que Robinson ne soit pas plus souvent malade. L’idée consiste à protéger les entreprises qui s’étendent à l’international contre les « aléas » de la politique, en les mettant par exemple à l’abri d’une nationalisation intempestive. On peut ici comparer la France à d’autres nations qui, pour des nécessités d’extension ou de consolidation, peuvent avoir recours à l’emploi des armes. Il n’est pas question de quitter les terrains de mobilisation mais, plus que jamais, il faut agir pacifiquement. C’est pourquoi il faut soulever le capot. La tâche est politiquement difficile, mais le rôle des instances européennes est précisément de convaincre les États membres de bâtir des compromis qui bénéficient à l’ensemble de la collectivité.

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